Godard, typographie, cinéma

Jean-Luc Godard, Vivre sa vie (1962)

Le site Movie title stills collection – dont j’ai déjà mentionné le travail exceptionnel –, propose une fort instructive rétrospective des typographies qui habillent nombre de film de Jean-Luc Godard. L’occasion de s’attarder sur ces typos dessinées à la main, et utilisées pour les génériques, les cartons entre les scènes ou le mot « Fin ». On remarque une évolution du style en fonction des époques et des modes, avec des choses délicieusement ringardes comme pour Made in U.S.A (1966) ou 2 ou 3 choses que je sais d’elle (1967)… mais aussi des agencements qui plus rigoureux, et qui restent d’une parfaite modernité, comme dans Vivre sa vie (1962) et Bande à part (1964).

Christian Annyas note au passage que Sauve qui peut (la vie) (1980) sera le dernier film de Godard à utiliser une fonte personnalisée pour son habillage. Le charme discret de la typographie “faite mains”, avec ses imperfections de dessin, ses approches approximatives, ses incohérences de composition, laisse la place à la typographie numérique. Rien à redire, c’est juste le générique de fin d’une époque.

Jean-Luc Godard, “Bande à part” (1964)

Jean-Luc Godard, “Vivre sa vie” (1962)

The typography of Jean-Luc Godard

http://annyas.com/screenshots/updates/the-typography-of-jean-luc-godard/

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