Intercités (3856)

Intercités (3856)

Pho­tos prises dans le train Inter­ci­tés (3856) entre Bor­deaux et Nantes le mer­credi 11 mai 2011, et publiées par le web­zine liber­taire Cette semaine… Ce mes­sage de l’ex-service public de la SNCF à ses “clients” est assez révé­la­teur de l’époque et d’une culture d’entreprise assez détes­table : d’un côté de la pro­pa­gande pour légi­ti­mer au près des voya­geurs les contrôles anti-fraude de plus en plus pré­sents à l’entrée des quais ou dans les wagons; de l’autre, des trains de plus en plus sou­vent en retard ; des tarifs tou­jours plus à la hausse ; de plus en plus de lignes sup­pri­mées pour “non-rentabilité”, etc. Une pro­pa­gande qui sent bon l’appel à la délation.

Une Réponse pour SNCF : c’est possible

  1. Pierre-Emmanuel dit :

    L’idée est aussi de ren­voyer cha­cun face à l’autre. Si les trains ne sont pas moder­ni­sés, ce n’est pas par choix bud­gé­taires, ce n’est pas par retard tech­nique, c’est uni­que­ment parce qu’il y a des bre­bis galeuses dans le groupe.

    «Atten­tion, ton voi­sin est peut-être cette bre­bis, pré­vient la SNCF grâce à la nou­velle appli­ca­tion iPhone «SNCF-Alert», etc.»

    La société n’est en rien res­pon­sable de la misère humaine ou tem­po­raire du chô­meur qui fraude. Il faut ver­rouiller.
    À Ber­lin, par exemple, il n’y a pas de por­tique, mais les contrôles sont fré­quents et les amandes impor­tantes. Du coup, ce n’est pas «plus juste”, mais quand on fraude, on le fait pour soi-même, on assume, on ne devient pas pour autant un ennemi de la société tout entière.

    Et puis, ces trans­ports, quelle en est l’utilité ? De faire plai­sir aux gens pour qu’ils se pro­mènent un peu par­tout où bien plu­tôt pour orga­ni­ser les flux d’employés afin qu’ils par­ti­cipent à la pro­duc­tion nationale ?